Actualités du Parc

Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse

  • Château de breteuil, 50 ans déjà

    Ouvert au public il y a 50 ans pour payer des travaux de rénovation, le domaine, qui accueille désormais 120 000 visiteurs par an...

    « J’avais deux solutions : fermer la porte et laisser couler ou bien ouvrir la porte au plus grand nombre et nous sauver. » En 1969, le jeune marquis François-Henri de Breteuil, 26 ans, n’a pas mis longtemps à se décider. Le château acheté par l’un de ses ancêtres en 1596, et qu’il occupe alors avec son épouse Séverine, a subi les outrages du temps. « On s’est rendu compte que tout était à refaire, des toitures jusqu’aux parquets rongés par un champignon », se rappelle le propriétaire des lieux.

    Alors, le dimanche 13 avril 1969, douze premiers visiteurs sont autorisés à pénétrer dans cette demeure privée, moyennant une somme qui alimentera la caisse destinée à financer le chantier de rénovation. 50 ans plus tard, le château sera en fête ce samedi pour célébrer cette renaissance. Aujourd’hui, ce sont près de 120 000 personnes qui, en payant leur écot à l’entrée, participent à la conservation de ce monument historique.

    Les contes de Perrault mis en scène

    « On pensait en avoir pour 20 à 30 ans de travaux, confie le marquis. En fait, Breteuil est un chantier permanent. On vient ainsi de refaire toutes les statues. » Ouvert tous les jours de l’année, le château attire non seulement pour ses intérieurs marqués par l’Histoire de France, mais aussi pour ses célèbres scènes des contes de Perrault. Huit sont visibles, notamment dans les dépendances, du « Chat Botté » au « Petit Poucet » en passant par « Cendrillon » et « le Petit Chaperon rouge ». Elles sont l’incontournable point de rendez-vous de la plupart des visiteurs, un sur deux étant un enfant.

    « Nous avons choisi Perrault car il a évidemment un rapport avec la famille, sourit François-Henri de Breteuil. Il était un homme d’Etat important avant de devenir conteur et a travaillé avec mon aïeul, Louis de Breteuil (1609-1685) qui était le contrôleur général des finances de Louis XIV. » En terme de finances justement, 300 000 € sont dépensés annuellement pour les projets de restauration du domaine, sur lequel travaillent en permanence dix employés. Des projets dont les quelque 5 millions de personnes qui ont franchi la grille d’entrée depuis le printemps 1969 ont été les premiers mécènes.

    Depuis 50 ans, le marquis François-Henri de Breteuil accueille lui-même les visiteurs de son domaine avec un petit mot de bienvenue. « On met les gens dans une ambiance familiale, on crée un lien et ils aiment beaucoup cela ». Une tradition à laquelle il n’a jamais dérogé depuis que les portes du château se sont ouvertes au public, l’après-midi du dimanche 13 avril 1969. Il venait d’échapper à un projet de rachat par des promoteurs immobiliers qui désiraient y implanter un hôtel de 400 chambres.

    « Avec mon épouse Séverine, nous alternions les visites. On avait une 2 CV pour aller jusqu’à la grille ! », sourit le propriétaire des lieux. Les deux premières années d’ouverture, seuls les trois salons du rez-de-chaussée sont visibles et font l’objet d’une visite guidée. « Nous avions tout de même de 4 000 à 5 000 entrées par an, rappelle François-Henri de Breteuil. Les gens avaient l’impression d’être pendant un moment au cœur de l’Histoire de France. »

    LES PERSONNAGES DE CIRE ONT BOOSTÉ LES ENTRÉES

    En 1971, le marquis François-Henri de Breteuil a fait venir des personnages historiques en statues de cire prêtées par le musée Grévin pour faire venir les visiteurs au château. DR.

    Avant que les scènes des contes de Perrault n’investissent les lieux, les premiers personnages de cire à avoir pris position dans les salons du château de Breteuil furent de grandes figures de l’histoire. « Ils ont donné le premier élan en 1971, souligne François-Henri de Breteuil. On en avait commandé neuf à Grévin qui a accepté pour la première fois de mettre des statues hors du musée. Il y avait Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis XVIII… On est passé de 5 000 à 40 000 visiteurs par an. » En 1981, Charles Perrault, qui collabora au XVIIe siècle avec un ancêtre du marquis aux finances du Royaume, fait son entrée à Breteuil avec une scène du « Petit Chaperon Rouge ». Depuis, les huit décors ont fait l’objet de plusieurs rénovations et mises en scène avec sons et lumières. Celles-ci sont l’un des secrets du succès du domaine auprès des enfants et des groupes scolaires.

    « UN CHANTIER PERMANENT »

    Choisel, années 1970. Les douves ont fait l’objet d’un gros chantier de réhabilitation, tout comme l’intérieur du château ou les dépendances. DR.

    Depuis cinq décennies, les ouvriers se succèdent sur le domaine. Normal pour un château bâti il y a 400 ans sur les fondations d’une forteresse médiévale dont il ne reste aujourd’hui que le pigeonnier. Après l’intérieur, qui fut l’urgence du moment, c’est aux extérieurs que sont attaqués les propriétaires. Les douves, l’orangerie ont ainsi subi d’importantes rénovations et transformations dans les années 1970 et 1980. En 1991, Séverine de Breteuil avait lancé une restauration du jardin des Princes, et un peu plus tard la création d’un labyrinthe. Bientôt, la faisanderie sera réhabilitée elle aussi. Ces deux dernières années, ce sont les statues qui ont été entièrement remises à neuf par la Société nouvelle de conservation et restauration archéologique, l’entreprise basée en Dordogne chargée de rénover les statues qui entouraient la flèche de Notre-Dame de Paris.

    + d'infos

     

    21 mai
  • les balades "bon pied ,bon oeil"
     
    la balade 

    Pour la balade du 2 Juin, le départ est donné entre 10h et 11h depuis le parking de l’école maternelle de Longvilliers. Emmenez votre pique-nique pour faire une pause en route (pas de restauration sur place) ! A l’arrivée, nous vous offrons le goûter.

    Pour cette balade en autonomie, un carnet de route vous sera distribué au départ, avec quelques questions de connaissances, des jeux, mais aussi des questions ouvertes sur vos ressentis, impressions sur les paysages que vous croiserez.

    Vos observations nous intéressent,  pour alimenter le « plan paysage et biodiversité » en cours d’élaboration !

    • Dimanche 2 juin  (école maternelle de Longvilliers)
    • Départ : entre 10h et 11h.
    • Prévoyer votre pique-nique. A l’arrivée, un goûter offert !

    Vos observations nous intéressent,  pour alimenter le « plan paysage et biodiversité » en cours d’élaboration !

    Une « Veillée de paysage »

    A la suite de la balade, une « Veillée de paysage » est organisée :

    • Jeudi  6 Juin de 19h30 à 21h30
    • Mairie de Rochefort

    Lors de laquelle nous vous invitons à venir partager votre mémoire des paysages de votre village, et à apporter vos cartes postales anciennes ou les photos que vous avez prises il y a 10, 20, 30 ou 50 ans des paysages alentours…

    Nous pourrons ainsi retracer l’évolution du territoire, et projeter ensemble son futur !

     
    Vous pouvez participer soit à la balade, soit à la veillée, soit aux deux ,inscrivez- vous !

     
    D'autres rendez-vous à venir en  juin juillet :
    • Balade Fontenay-les-Briis / Courson-Monteloup : Dimanche 30 juin
    • Balade Forges-les-Bains / Bonnelles  : Samedi 6 Juillet
    • Balade Vaugrigneuse / St Maurice-Montcouronne date à venir

    Organisé en partenariat avec les communes

     

    02 juin - 06 juil
  • FETE DE LA NATURE 2019 : LA NATURE EN MOUVEMENT

    Evolution des paysages, dynamique végétales, cycles de vie, migrations … Ça bouge tout le temps dans la nature !

    Venez découvrir ces mouvements au cours d’une balade dans le cadre privilégié d’un espace naturel protégé, la réserve naturelle de la Vallée de la Mérantaise.

    • Dimanche 26 mai
    • Horaires:14h-17h
    • Distance approximative:3 km
    • Public:familial (enfants à partir de 8 ans)
    • Nombre:20 personnes maximum, sur inscription.

    Inscription obligatoire:auprès du PNRHVC

    • Tél : 01 30 52 09 09
    • Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    Equipement: bottes ou chaussures de randonnée imperméables, vêtements adaptés à la météo et à la promenade en milieu naturel.

    Lieu de RDV: communiqué à l'inscription.

     

     

     

     

    Chaque année au mois de mai reviennent les martinets noirs et  la Fête de la Nature !

    La Fête de la Nature est l’événement annuel « nature » de référence qui propose de vivre l'expérience de la nature. À chaque édition, ce sont plus de 800 000 curieux qui se rendent aux 5 000 animations organisées partout en France.

    Durant 5 jours, ces milliers d’animations gratuites sont proposées par les associations de protection et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… Sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne, des évènements sont organisés à deux pas de chez soi, pour découvrir ou redécouvrir les richesses naturelles souvent insoupçonnées et renouer avec son environnement.

    + d'infos, le programme des animations

    26 mai
  • Le Livret Zéro Phyto
    Le terme "mauvaises herbes" vient en fait de l'usage ancien des herbes sauvages pour soigner le mal ("herbe au mal" devenu "malsherbe" puis "mauvaise herbe"... ) ! Ne pas tondre à la période où les insectes butinent et pondent, c'est
    du bon sens.
     
    Voici quelques-uns des arguments que l'on retrouve dans un livret zéro phyto édité par le Parc à destination des agents communaux chargés de l'entretien des espaces verts. La gestion différenciée suscite en effet souvent des questions de la part des habitants.
     
    Dans ce recueil illustré, on trouve les réponses et arguments techniques aux observations.
     
     
  • Restauration de l'Yvette à Saint-Rémy-lès-Chevreuse
    Contexte

    Les rivières constituent des systèmes dynamiques en perpétuelle évolution. Elles modifient la forme et le positionnement de leur lit au fur et à mesure des crues induites par les évènements pluvieux. Les phénomènes d’érosion et de dépôt des sédiments générés par le courant constituent les témoins de cette dynamique.

    Les activités humaines passées, notamment l’utilisation de l’énergie hydraulique pour la meunerie, ont considérablement impacté le fonctionnement de nos rivières. On a ainsi déplacé et figé en partie leur lit et perturbé le déplacement des sédiments. Les modes d’entretien et de gestion des rivières mis en œuvre jusque dans les années 1990 visaient à accélérer le passage de l’eau : curage régulier du fond de lit, disparition des méandres naturels par linéarisation, entretien régulier de la végétation des berges. Mais les rivières n’étant pas de simples fossés, cette approche simplifiée a aggravé les dysfonctionnements.

    De manière globale, les rivières de notre territoire sont marquées par :

    • un déplacement de leur lit hors du point le plus bas de la vallée via un bief[1] pour permettre le fonctionnement des moulins ;
    • la présence de nombreux obstacles à la circulation des sédiments et des poissons : seuils, vannes… ;
    • un appauvrissement de la diversité des morphologies de fond de lit et des berges par recalibrage[2] ;
    • la disparition des échanges entre la rivière et les zones humides adjacentes par approfondissement du fond du lit suite aux curages répétés.

    Les débordements des eaux vers les zones humides deviennent inexistants et les zones naturelles de fond de vallée encore disponibles ne peuvent plus jouer leur rôle dans l’atténuation des crues.

    Les possibilités d’accueil de la faune et de la flore en sont largement amoindries ainsi que les capacités épuratrices des rivières qui ne parviennent plus à éliminer les polluants rejetés par les activités humaines.

    Le cas de l’Yvette à St-Rémy-lès-Chevreuse

    L’Yvette à Saint-Rémy-lès-Chevreuse n’échappe pas à ce constat avec une rivière qui s’est éloignée au cours des siècles de son fonctionnement naturel : lit perché dans un bief et artificialisé par recalibrage, présence d’un seuil de plus d’un mètre de hauteur au niveau de la sente d’Etau, rivière déconnectée des zones humides adjacentes par curages répétés de son lit.Projet de restauration de l’Yvette

    Le projet de restauration porté par le PNR, la Commune de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, en partenariat avec l’Agence de l’Eau Seine-Normandie et le SIAHVY[3], vise à redonner à l’Yvette un fonctionnement naturel sur plus d’un kilomètre entre le centre-ville et la rue de Vaugien. Cela passera par :

    • la création d’un nouveau lit en fond de vallée ;
    • la disparition du seuil d’étau ;
    • la reconnexion de la rivière aux zones humides riveraines.

    Le projet va permettre

    • de renforcer la protection contre les inondations par débordement des crues dans les espaces naturels disponibles de la réserve naturelle ;
    • de favoriser l’épuration des eaux grâce aux interactions entre la rivière et les zones humides,
    • de rétablir la circulation des poissons et des sédiments.

    Au moment où l’eau devient un enjeu prioritaire par sa vulnérabilité face aux pollutions et au changement climatique, chaque tronçon de rivière restauré contribue à la protection à long terme de cette ressource.

    Projet de restauration de l’Yvette : Mise en œuvre des travaux

    La mise en œuvre des travaux se fera en deux phases :

    • Première Phase sur mars et avril 2019 : réalisation des travaux de déboisement et de gestion de la Renouée du Japon (espèce exotique envahissante)
    • Seconde phase entre août et novembre 2019 : terrassement et mise en forme du nouveau lit de la rivière, comblement de l’ancien lit, travaux annexes (végétalisations, ouvrages…).

    Cette mise en œuvre en deux temps a pour objectif de limiter l’impact des travaux sur la faune et la flore et de réaliser les travaux de terrassement dans les meilleures conditions c'est-à-dire lors de la période de basses eaux de la rivière.

    Les travaux seront réalisés par un groupement d’entreprises composé de VINCI Construction Terrassement, Nature Environnement Travaux et Bio.d.i.v.

    L’ensemble des installations de chantier seront positionnées en bordure de la rue Ditte et les circulations d’engins se feront au sein des espaces naturels du fond vallée.


    [1] Bief : canal de dérivation amenant l’eau à la roue d’un moulin

    [2] Recalibrage : Intervention consistant à reprendre en totalité le lit et les berges d’un cours d'eau dans l'objectif prioritaire d'augmenter la capacité hydraulique

    [3] Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Yvette

    Renseignements complémentaires :

    Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse
    Mission Nature Environnement
    Château de la Madeleine 
    78472 CHEVREUSE Cedex
    01-30-52-09-09
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    Partenaires :

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