L'église de plan en croix latine, se compose d'une vaisseau et de trois travées. Sa façade est précédée d'un petit porche d'entrée ouvert. La façade, très simple, ne comporte qu'une baie en plein cintre au niveau du pignon. L'édifice est parsemé de baies en plein cintre et de contreforts. Le clocher tour est accolé au bâti de l'église au niveau du chevet.

L'édifice primitif a été reconstruit selon Moutié pour Robert le Pieux en 1026 ou 1031. L'église était à son origine englobée dans l'enceinte du château. Son porche (caquetoire) campé sur les pylônes reliés par des ogives laisse apparaître un curieux enchevêtrement de charpente. Le portail à deux battants est d'époque. Le clocher, inscrit au patrimoine historique le 13 avril 1933, date réellement de Robert le Pieux (XI eme siècle).

La nef et le choeur ont été reconstruits au 16e siècle. La nef est dépourvue de tout ornement architectural et particulièrement de renvoi de sons ou abat-son, ceci pour y rendre audibles les trompes de chasse.
Sont remarquables, les fonds baptismaux, classés par les Beaux-Arts en 1927, les bénitiers, la chaire, le banc d'œuvre exécuté par un menuisier de Saint-Léger en 1894 dans le style 12° siècle, et les trois vitraux du maître autel installés en 1875.

On notera enfin la pierre tombale de l'abside gauche au pied de l'autel de la vierge. Y gît « noble homme Antoine Billard » vivant valet du roi, décédé en sa maison de Saint-Léger et anobli par Louis XIII pour donner un exemple aux féodaux contre qui le roi avait encore à lutter pour éliminer totalement un servage en principe aboli au 12° siècle, mais qui subsistait encore.